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Pour que l’éducation ne devienne pas un monologue

La question de l’éducation évolue avec la société dans laquelle elle est posée. Elle est éminemment culturelle et politique. Elle est indéniablement marquée au sceau idéologique. Vouloir traiter ses différentes facettes aurait pu nous conduire à un ouvrage polémique, ou inversement, à une forme éclectique qui aurait pu être garante de notre intégrité. Nous avons pris le parti de donner la parole aux contributeurs à partir de la question de l’équilibre de la relation éduquant éduqué avec ce corollaire « pour que l’éducation ne devienne pas un monologue ».Il est clair que la question elle même sous-entend une position idéologique mais chaque contributeur a eu toute liberté pour y répondre.
Ainsi se sont développés des discours qui portent sur la pédagogie elle-même : comment faire passer un message bien identifié de la conscience de l’enseignant à celle de l’élève ? (Sergio Morra, Nadja Maria Acioly-Régnier). Des interrogations se sont exprimées sur l’importance du cadre culturel dans lequel l’acte éducatif se développe, sur l’identité de l’apprenant mais aussi sur la question de l’identité comme problématique centrale de tout apprentissage (Giangiorgio Pasqualotto, André Cognard, Victor Gouttebroze).
Divers articles ont repris celle-ci à propos de ses aspects culturels et affectifs et politique (Jean Claude Régnier, Andrea Debiasi, Patrick Chignol).
Cette recherche autour de l’identité nous a conduits à nous interroger sur l’appréhension de la réalité, l’importance du cadre conceptuel et sémiotique dans lequel elle se produit (Paul Castella, Jean Jacques Boutaud).

Enfin, il est apparu clairement que toute éducation crée apodictiquement une situation d’interculturalité et nous avons voulu, dans le cadre du colloque, travailler sur ce point au travers de l’approche artistique, théâtre (Clémentine Amouroux) et calligraphie (Shingai Tanaka) et lors d’une expérience de table soulignant, outre les différences d’appréhension du goût dues à la culture et aux idées, celles provenant de l’étrangeté de sa propre langue (menu du repas de clôture).
Voulant rendre compte dans cet ouvrage de cette diversité, nous avons donc intégré à la suite des articles d’ordre scientifique des éléments qui traduisent l’intensité et la richesse de cette rencontre. Ainsi, le livre lui-même devient un espace interculturel répondant de fait à la question initiale. Pour que l’éducation ne devienne pas un monologue, il faut lui reconnaître cette valeur d’être la mise en relation de deux sujets, et donc le creuset d’une revalorisation des identités de ceux-ci au travers de l’expérience de la réciprocité, « “ Qu’en sais-tu ? ” dit l’élève. L’éduquant a-t-il un accès privilégié à la réalité ? (…) » (Paul Castella).
Alors qu’aucune identité n’existe isolément : « il faudrait rappeler davantage que pour les enseignements du Bouddha chaque réalité n’est pas seulement ‘reliée’ à des réalités différentes, mais elle est constituée de réalités différentes de soi-même » (Giangiorgio Pasqualotto) et que les valeurs à transmettre sont la règle « l’arrangement du Tout n’est-il pas la puissance de la Règle ? Dans les trois mondes, sans la Règle, rien n’existe .» (Victor Gouttebroze)
En conclusion, je voudrais souligner l’apport décisif de Marco Favretti qui a supervisé ce travail avec l’approche méthodique du mathématicien, l’humilité de l’aikidoka et de l’homme de cœur (« Quelques éléments de synthèse sous forme de parcours de lecture »).

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Pour qu’éduquer ne soit pas un monologue

Sortie : Mai 2007
Isbn : 978-2-915384-07-9
Tarif : 16€

 

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